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Pourquoi louer un serveur Palworld plutôt que l'héberger soi-même ?

Par Benjamin D. · PDG

· Mis à jour le 21 août 2026 · Lecture 12 min

Sommaire

Louer un serveur Palworld plutôt que de l'héberger sur son PC est une décision qui se prend rarement le premier jour : elle arrive après la première nuit blanche à 4 joueurs, le premier crash de sauvegarde, ou la première partie annulée parce que l'hôte devait éteindre sa machine. Ce retour terrain détaille les cas concrets où l'hébergement dédié change réellement le quotidien d'une communauté.



Ce que l'auto-hébergement de Palworld coûte réellement

Palworld tourne sur un serveur dédié Windows ou Linux basé sur Unreal Engine 5, et sa consommation mémoire est connue pour être généreuse. En pratique, on observe régulièrement 8 à 16 Go de RAM utilisés sur une base de monde bien remplie, avec des pics lors des sauvegardes automatiques. Le processus est également très sensible à la fréquence CPU mono-cœur : Palworld ne parallélise pas correctement la simulation du monde, ce qui signifie qu'un processeur à 16 cœurs mais faible en fréquence sera moins performant qu'un Ryzen haute fréquence.

Le problème du "serveur maison"

Héberger sur sa propre machine pose trois soucis structurels que l'on retrouve dans quasiment toutes les communautés qui finissent par migrer :

  • La disponibilité : le monde n'existe que quand l'hôte est en ligne. Sur un serveur PvE coopératif avec des bases automatisées, cela casse toute la progression asynchrone.
  • La bande passante montante : une fibre grand public offre souvent 300 à 700 Mb/s en download mais bien moins en upload. Avec 8 à 16 joueurs, l'upload devient le goulot d'étranglement et se traduit par du rubber-banding sur les Pals et les créatures montées.
  • L'exposition réseau : ouvrir le port UDP 8211 sur sa box, c'est exposer son IP résidentielle. Une attaque volumétrique ciblée coupe alors toute la connexion du foyer, pas seulement le jeu.

Le CPU partagé avec le jeu client

Le cas le plus fréquent : l'hôte joue sur la même machine que le serveur. Le client Palworld réclame déjà beaucoup de GPU et de CPU, et le serveur dédié entre en concurrence directe. Résultat, le tick serveur descend, les Pals se téléportent, les dégâts s'appliquent avec un décalage et les récoltes se désynchronisent. C'est exactement le symptôme qui pousse à basculer vers un Serveur Palworld hébergé sur une infrastructure séparée.



Pourquoi un serveur Palworld loué change le comportement du monde

Passer sur un hébergement dédié n'améliore pas magiquement le jeu — Palworld reste un titre en développement continu avec ses propres limites. En revanche, plusieurs points concrets deviennent mesurables.

Uptime et progression asynchrone

Un serveur Palworld loué reste allumé 24/7. Concrètement, cela signifie que les Pals assignés à la base continuent de produire, que les fours et les presses tournent, et que chaque joueur se connecte à l'heure qui l'arrange. Sur une communauté de 10 à 20 personnes avec des fuseaux différents, c'est la différence entre un serveur vivant et un serveur qui meurt en trois semaines.

Latence et routage

Palworld utilise UDP pour le trafic de jeu, ce qui le rend sensible à la perte de paquets. Un hébergement situé en datacenter français avec un routage propre vers les principaux opérateurs (Orange, Free, SFR, Bouygues) donne typiquement des pings très inférieurs à un tunnel domestique. Ce n'est pas une question de "vitesse" mais de stabilité du jitter : c'est le jitter qui provoque les téléportations de Pals, pas la latence brute.

Stockage NVMe et temps de sauvegarde

Palworld écrit son monde dans un dossier Saved/SaveGames/ qui grossit vite : les fichiers Level.sav et Players/*.sav peuvent atteindre plusieurs centaines de Mo sur un monde ancien. Sur un disque mécanique ou un SSD SATA saturé, chaque sauvegarde automatique génère un micro-freeze visible par tous les joueurs. Sur du SSD NVMe, l'écriture est absorbée sans impact perceptible. C'est l'un des rares points où le matériel fait une différence immédiatement ressentie en jeu.

Anti-DDoS : le point non négociable

Dès qu'un serveur Palworld devient public, l'IP finit par circuler. Les attaques volumétriques sur des serveurs de jeu ne sont pas rares, et un hébergeur sérieux filtre en amont. Chez Fly-Serv, l'anti-DDoS est inclus par défaut sur tous les serveurs de jeu et VPS — ce n'est pas une option à cocher. Côté administrateur, il reste à gérer la sécurité applicative : mot de passe serveur, mot de passe RCON, et contrôle des accès au panel.



Configuration terrain : ce qu'on règle réellement dans PalWorldSettings.ini

La quasi-totalité du comportement d'un serveur Palworld se pilote depuis un seul fichier. Sur un hébergement avec panel Pterodactyl, on y accède directement via le gestionnaire de fichiers, sans passer par SFTP.

Emplacement du fichier

Pal/Saved/Config/LinuxServer/PalWorldSettings.ini

Sur une installation Windows, le chemin devient Pal/Saved/Config/WindowsServer/PalWorldSettings.ini. Attention : le fichier doit contenir une seule ligne OptionSettings=(...), sans retour à la ligne interne. Une virgule mal placée et le serveur redémarre avec les valeurs par défaut, sans message d'erreur explicite.

Paramètres qui comptent vraiment

Paramètre Valeur par défaut Effet terrain
ServerPlayerMaxNum 32 Au-delà de 20-24 joueurs actifs, la charge CPU devient le facteur limitant. Dimensionner selon la RAM disponible.
BaseCampMaxNumInGuild 4 Chaque camp actif simule ses Pals workers. C'est le premier levier d'optimisation sur un serveur qui rame.
AutoSaveSpan 30 (secondes) Monter à 120-300 réduit les micro-freezes, au prix d'une perte potentielle plus élevée en cas de crash.
bEnableInvaderEnemy True Les raids génèrent des pics de charge. À désactiver sur un serveur PvE surchargé.
RCONEnabled / RCONPort False / 25575 Indispensable pour l'administration à distance et les scripts de sauvegarde.
bIsUseBackupSaveData True À laisser activé, en complément des sauvegardes de l'hébergeur.

Exemple de bloc de configuration

[/Script/Pal.PalGameWorldSettings]
OptionSettings=(Difficulty=None,DayTimeSpeedRate=1.000000,NightTimeSpeedRate=1.000000,ExpRate=1.500000,PalCaptureRate=1.200000,PalSpawnNumRate=1.000000,PalDamageRateAttack=1.000000,PalDamageRateDefense=1.000000,PlayerDamageRateAttack=1.000000,PlayerDamageRateDefense=1.000000,PlayerStomachDecreaceRate=0.700000,PlayerStaminaDecreaceRate=0.700000,BuildObjectDamageRate=1.000000,CollectionDropRate=1.500000,EnableAimAssistPad=True,DropItemMaxNum=3000,BaseCampMaxNum=128,BaseCampWorkerMaxNum=15,DropItemAliveMaxHours=1.000000,AutoResetGuildNoOnlinePlayers=False,GuildPlayerMaxNum=20,BaseCampMaxNumInGuild=3,PalEggDefaultHatchingTime=24.000000,bIsMultiplay=False,bIsPvP=False,bEnableNonLoginPenalty=True,bEnableFastTravel=True,bIsStartLocationSelectByMap=True,bExistPlayerAfterLogout=False,bEnableDefenseOtherGuildPlayer=False,bInvisibleOtherGuildBaseCampAreaFX=False,CoopPlayerMaxNum=4,ServerPlayerMaxNum=24,ServerName="Serveur Palworld FR",ServerDescription="PvE cooperatif",AdminPassword="MotDePasseAdminSolide",ServerPassword="",PublicPort=8211,RCONEnabled=True,RCONPort=25575,AutoSaveSpan=180.000000)

Après modification, un redémarrage complet est nécessaire — un simple reload ne relit pas ce fichier. La documentation officielle du jeu détaille l'ensemble des clés disponibles : Source.

Optimisation mémoire : le levier DropItemMaxNum

Sur les serveurs anciens, une grande partie de la RAM consommée provient des objets au sol non ramassés et des Pals sauvages persistants. Deux réglages font baisser la consommation de façon nette :

  • DropItemMaxNum : abaisser à 1500-2000 sur un serveur de plus de 15 joueurs.
  • DropItemAliveMaxHours : réduire à 0.5 pour nettoyer plus vite le sol.
  • BaseCampWorkerMaxNum : chaque worker est une entité simulée en permanence. Passer de 20 à 15 sur un serveur chargé se ressent immédiatement.


Administration au quotidien : panel, RCON et sauvegardes

Ce que le panel Pterodactyl apporte concrètement

Sur un hébergement de Tous nos serveurs de jeu, l'administration passe par un panel unifié. Pour Palworld, les usages réels sont :

  • Console live : voir les connexions, les erreurs de chargement de monde et les crashs en direct plutôt que de fouiller des logs après coup.
  • Gestionnaire de fichiers : éditer PalWorldSettings.ini sans client SFTP, et surtout télécharger un Level.sav avant une manipulation risquée.
  • Redémarrages planifiés : Palworld a tendance à voir sa RAM grimper au fil des heures. Un redémarrage quotidien à faible affluence évite l'OOM kill.
  • Sous-utilisateurs : donner un accès console à un modérateur sans lui ouvrir la facturation ni la suppression du serveur. Indispensable dès qu'on gère une communauté à plusieurs.
  • Sauvegardes automatiques : la couche de sécurité qui permet de revenir en arrière après une corruption de monde.

Utiliser RCON pour l'administration

Une fois RCONEnabled=True, les commandes d'administration deviennent scriptables. Depuis un VPS Linux ou une machine locale, avec un client RCON standard :

# Installation d'un client RCON simple
sudo apt update && sudo apt install -y gamedig rcon

# Annoncer un redémarrage
rcon -H 51.xx.xx.xx -p 25575 -P "MotDePasseAdminSolide" \
  "Broadcast Redemarrage_dans_5_minutes"

# Forcer une sauvegarde avant arrêt
rcon -H 51.xx.xx.xx -p 25575 -P "MotDePasseAdminSolide" "Save"

# Lister les joueurs connectes
rcon -H 51.xx.xx.xx -p 25575 -P "MotDePasseAdminSolide" "ShowPlayers"

# Arret propre
rcon -H 51.xx.xx.xx -p 25575 -P "MotDePasseAdminSolide" "Shutdown 30 Maintenance"

Point important : les messages du Broadcast de Palworld ne supportent pas les espaces. On utilise des underscores, comme dans l'exemple ci-dessus. C'est le genre de détail qui fait perdre une heure quand on découvre le jeu.

Stratégie de sauvegarde qui tient la route

Une sauvegarde utile respecte trois règles : automatique, versionnée, et testée. Concrètement pour Palworld :

  1. Sauvegardes automatiques de l'hébergeur : la base, avec plusieurs points de restauration.
  2. Snapshot manuel avant chaque mise à jour du jeu : Palworld reçoit des patchs fréquents et certains ont historiquement cassé des mondes existants.
  3. Copie externe hebdomadaire : télécharger le dossier SaveGames depuis le panel ou en SFTP, et le stocker ailleurs.
# Recuperation du dossier de sauvegarde en SFTP
sftp -P 2022 [email protected]
sftp> get -r /Pal/Saved/SaveGames/0/ ./backup-palworld-$(date +%F)/
sftp> bye

Pour restaurer, on remplace intégralement le dossier 0/<WorldID>/ serveur arrêté. Ne jamais copier un seul fichier .sav isolé : Level.sav, LevelMeta.sav et le dossier Players/ doivent rester cohérents entre eux.

Sécurité applicative : ce qui reste à votre charge

L'anti-DDoS volumétrique est géré au niveau de l'infrastructure. En revanche, un administrateur doit toujours :

  • Définir un AdminPassword long et unique, jamais partagé sur Discord public.
  • Utiliser un ServerPassword ou une gestion d'accès si la communauté est privée.
  • Ne pas exposer le port RCON publiquement si ce n'est pas nécessaire, ou le restreindre par IP.
  • Créer des sous-utilisateurs plutôt que de partager les identifiants du panel.
  • Appliquer les mises à jour du serveur rapidement après chaque patch officiel.

Si vous hébergez vous-même sur un VPS, ajoutez les fondamentaux Linux : clés SSH au lieu des mots de passe, ufw pour n'ouvrir que 8211/udp et 25575/tcp restreint, et fail2ban sur SSH.

ssh-keygen -t ed25519 -C "admin-palworld"
sudo ufw default deny incoming
sudo ufw allow 22/tcp
sudo ufw allow 8211/udp
sudo ufw enable
sudo apt install -y fail2ban
sudo systemctl enable --now fail2ban


Serveur de jeu clé en main ou VPS : quel choix selon le profil

Les deux approches sont valides, mais elles ne s'adressent pas au même public.

Critère Serveur de jeu managé VPS auto-géré
Mise en route Installation instantanée, serveur jouable en quelques minutes Installation SteamCMD, service systemd, pare-feu à configurer
Compétences requises Édition d'un fichier .ini via le panel Administration Linux, gestion des dépendances, monitoring
Mises à jour du jeu Déclenchées depuis le panel Script SteamCMD à maintenir soi-même
Multi-jeux sur la même machine Un serveur par instance Possible : Palworld + un autre jeu selon les ressources
Sauvegardes Automatiques et intégrées À scripter (cron + rsync)

Le profil "serveur managé"

Si l'objectif est de jouer avec 4 à 30 personnes sans devenir sysadmin, le serveur clé en main est le bon choix. Le temps passé à configurer un VPS proprement — service systemd, rotation des logs, sauvegardes, redémarrages planifiés — représente facilement plusieurs heures, à refaire à chaque incident.

Le profil "VPS Pterodactyl"

Pour une communauté qui gère plusieurs jeux en parallèle (un Palworld, un Serveur Minecraft modé, un Serveur Valheim), un VPS Pterodactyl permet de mutualiser les ressources sous un panel unique et de créer soi-même les instances. C'est le compromis entre le contrôle total et l'ergonomie d'un panel. La documentation du panel est disponible sur Source.

Installation manuelle sur VPS Linux

Pour ceux qui partent sur du self-hosted, voici la base d'une installation propre :

# Dependances
sudo dpkg --add-architecture i386 && sudo apt update
sudo apt install -y steamcmd lib32gcc-s1 xdg-user-dirs

# Utilisateur dedie
sudo useradd -m -s /bin/bash palworld
sudo su - palworld

# Installation du serveur dedie
steamcmd +force_install_dir ~/palworld \
  +login anonymous +app_update 2394010 validate +quit

# Premier lancement pour generer la config
cd ~/palworld && ./PalServer.sh

Puis un service systemd pour que le serveur redémarre automatiquement :

[Unit]
Description=Palworld Dedicated Server
After=network.target

[Service]
Type=simple
User=palworld
WorkingDirectory=/home/palworld/palworld
ExecStart=/home/palworld/palworld/PalServer.sh -useperfthreads -NoAsyncLoadingThread -UseMultithreadForDS
Restart=on-failure
RestartSec=15

[Install]
WantedBy=multi-user.target
sudo systemctl daemon-reload
sudo systemctl enable --now palworld
sudo journalctl -u palworld -f

Les flags -useperfthreads -NoAsyncLoadingThread -UseMultithreadForDS sont recommandés par les développeurs et améliorent sensiblement la tenue en charge sur les serveurs à forte population.



Diagnostic : les trois problèmes les plus fréquents sur un serveur Palworld

1. Le serveur n'apparaît pas dans la liste

La liste des serveurs communautaires de Palworld est notoirement instable. Le réflexe : ne pas compter dessus et donner l'IP:port directement aux joueurs via "Rejoindre par IP". Vérifier que PublicPort correspond bien au port assigné et que le serveur a fini son démarrage complet (visible en console).

2. Lag et rubber-banding après plusieurs heures

Symptôme classique de fuite mémoire progressive. Solution en trois étapes : redémarrage planifié quotidien, réduction de DropItemMaxNum et BaseCampWorkerMaxNum, et vérification que la RAM allouée n'est pas saturée. Si la console affiche des Out of memory, la seule vraie réponse est plus de RAM.

3. Perte de personnage après une mise à jour

Cela arrive quand un Players/<SteamID>.sav devient incohérent avec le Level.sav. La restauration depuis une sauvegarde antérieure est la seule solution fiable — d'où l'importance d'un snapshot systématique avant chaque patch. C'est aussi la raison pour laquelle on ne restaure jamais un fichier joueur isolé.

D'autres retours d'expérience sur l'hébergement multi-jeux sont disponibles sur le Blog Fly-Serv, notamment pour les titres à forte charge CPU comme Serveur ARK ou Serveur Rust, qui posent des problématiques proches.



Conclusion

Louer un serveur Palworld répond à des problèmes précis : disponibilité permanente, CPU non partagé avec le client de jeu, écriture rapide des sauvegardes et filtrage réseau en amont. Le reste — configuration du .ini, réglages de charge, discipline de sauvegarde — reste du travail d'administrateur. C'est cette combinaison, et non l'hébergement seul, qui fait tenir un serveur dans la durée.



FAQ

Combien de RAM faut-il prévoir pour un serveur Palworld selon le nombre de joueurs ?

Comptez environ 8 Go pour 4 à 8 joueurs, 12 à 16 Go pour 10 à 20 joueurs, et davantage au-delà. La consommation dépend surtout du nombre de camps de base actifs et de Pals workers, pas uniquement des connexions simultanées. Réduire BaseCampMaxNumInGuild et BaseCampWorkerMaxNum fait baisser la charge de façon nette sur un monde ancien.

Peut-on transférer une sauvegarde locale vers un serveur Palworld hébergé ?

Oui. Arrêtez le serveur distant, puis transférez l'intégralité du dossier Saved/SaveGames/0/<WorldID>/ depuis votre machine via le gestionnaire de fichiers du panel ou en SFTP. Conservez ensemble Level.sav, LevelMeta.sav et le dossier Players/. Les identifiants joueurs peuvent nécessiter un ajustement si vous passez d'une partie solo à un serveur dédié.

Faut-il un VPS ou un serveur de jeu managé pour héberger Palworld avec d'autres jeux ?

Pour un seul Palworld, un serveur de jeu managé est plus rapide à mettre en place et inclut sauvegardes, anti-DDoS et panel. Si vous gérez plusieurs jeux pour une même communauté, un VPS Pterodactyl permet de créer vos propres instances et de mutualiser les ressources, à condition d'être à l'aise avec l'administration Linux et le monitoring.