Configurer un serveur Arma Reforger de zero : le guide complet
Par Benjamin Dayan · PDG
· Mis à jour le 21 octobre 2026 · Lecture 6 min
Sommaire
La configuration serveur Arma Reforger repose entièrement sur un fichier unique, config.json, qui pilote le réseau, la mission, les mods et les droits d'administration. Ce guide détaille chaque bloc du fichier, les paramètres de mission à ajuster selon ton type de partie, l'ajout de mods via le Workshop et les réglages réseau indispensables pour éviter les déconnexions et la latence en jeu.
Comprendre la structure du config.json pour une configuration serveur Arma Reforger fiable
Le fichier config.json est un document JSON strict : une virgule oubliée ou un guillemet manquant empêche le processus de démarrer. Avant toute modification, fais une copie de sauvegarde du fichier d'origine. La structure générale se découpe en plusieurs blocs principaux : bindAddress et bindPort pour l'écoute réseau, publicAddress et publicPort pour l'annonce publique, a2s pour les requêtes de statut, rcon pour l'administration à distance, game pour la mission et les joueurs, et operating pour les logs et comportements internes.
Si tu changes régulièrement d'infrastructure ou que tu veux gagner du temps sur l'installation initiale, confier cette étape à un hébergeur Arma Reforger permet de récupérer un fichier config.json déjà structuré, accessible directement depuis un panel, sans manipulation SSH préalable.
Squelette minimal du fichier
{
"bindAddress": "0.0.0.0",
"bindPort": 2001,
"publicAddress": "0.0.0.0",
"publicPort": 2001,
"a2s": {
"address": "0.0.0.0",
"port": 17777
},
"rcon": {
"address": "0.0.0.0",
"port": 19999,
"password": "ChangeCeMotDePasse!",
"permission": "admin",
"blacklist": [],
"whitelist": []
},
"game": {
"name": "Mon serveur Reforger",
"password": "",
"passwordAdmin": "AdminMotDePasseFort",
"scenarioId": "{ECC61978EDCC2B5A}Missions/23_Campaign.conf",
"maxPlayers": 64,
"visible": true,
"crossPlatform": true,
"supportedPlatforms": ["PLATFORM_PC", "PLATFORM_XBL"],
"gameProperties": {
"serverMaxViewDistance": 2500,
"serverMinGrassDistance": 50,
"networkViewDistance": 1000,
"disableThirdPerson": false,
"fastValidation": true,
"battlEye": true
},
"mods": []
},
"operating": {
"lobbyPlayerSynchronise": true,
"playerSaveTime": 120,
"aiLimit": -1,
"disableCrashReporter": false,
"disableServerShutdown": false
}
}
Chaque champ a un rôle précis : passwordAdmin protège l'accès aux commandes d'administration en jeu, tandis que rcon.password sécurise l'accès distant. Garde ces deux valeurs distinctes et robustes, c'est la base d'une configuration serveur Arma Reforger saine sur la durée.
Paramètres de mission et de jeu : ajuster scenarioId, maxPlayers et gameProperties
Le bloc game concentre la majorité des réglages qui changent concrètement l'expérience des joueurs. scenarioId pointe vers la mission chargée au démarrage : les campagnes officielles utilisent un identifiant long entre accolades, tandis que les scénarios communautaires issus du Workshop reprennent le même format avec un identifiant de mod en préfixe.
Tableau des champs clés du bloc game
| Champ | Rôle | Valeur recommandée |
|---|---|---|
| maxPlayers | Nombre de slots simultanés | Adaptée à la capacité CPU disponible |
| visible | Affichage dans la liste publique | false pour une partie privée entre amis |
| crossPlatform | Autorise PC et consoles ensemble | selon la communauté ciblée |
| battlEye | Protection anti-triche | true en permanence |
| fastValidation | Vérification accélérée des fichiers clients | true pour réduire le temps de connexion |
gameProperties : confort visuel et charge réseau
serverMaxViewDistance et networkViewDistance influencent directement la charge CPU et la bande passante consommée par joueur. Une distance de vue trop élevée associée à un grand nombre de slots dégrade la fluidité pour tout le monde : mieux vaut tester par paliers de 500 unités plutôt que de viser d'emblée une valeur maximale. disableThirdPerson force la vue à la première personne, un réglage fréquent sur les communautés orientées simulation.
Pour une mission communautaire personnalisée, scenarioId doit reprendre exactement l'identifiant fourni dans la description du scénario sur le Workshop, guillemets et accolades compris. Une faute de frappe ici se traduit par un échec de chargement silencieux au démarrage, visible uniquement dans les logs.
Installer et gérer les mods via le Workshop dans le config.json
Les mods s'ajoutent dans le tableau mods du bloc game, chacun identifié par un modId hexadécimal récupéré directement sur la page du mod dans le Workshop intégré au jeu ou sur le site communautaire Bohemia. L'ordre des entrées compte parfois pour la compatibilité entre mods qui modifient les mêmes systèmes.
"mods": [
{
"modId": "5C3A5A4D1C56075E",
"name": "Nom du mod"
},
{
"modId": "7F2B9E1A3D4C8899",
"name": "Autre mod"
}
]
Cache et mises à jour des mods
Le processus serveur télécharge et met en cache les mods au premier démarrage, puis vérifie les nouvelles versions à chaque relance. Si un mod reçoit une mise à jour côté auteur sans que le cache local ne se régénère, les joueurs utilisant la version à jour se retrouvent désynchronisés et ne peuvent plus rejoindre. En cas de doute, force une purge du dossier de cache des mods avant de relancer le processus, puis vérifie les logs pour confirmer le téléchargement complet.
# Exemple de nettoyage manuel du cache de mods sur une machine Linux
systemctl stop arma-reforger
rm -rf /home/container/.local/share/ArmaReforger/addons/*
systemctl start arma-reforger
Sur un panel de type Pterodactyl, cette opération se fait directement depuis le gestionnaire de fichiers, sans accès shell, ce qui simplifie grandement la maintenance pour une équipe de modération qui ne maîtrise pas la ligne de commande.
Réglages réseau, sécurité et stabilité pour une configuration serveur Arma Reforger durable
Le réseau reste le point le plus sensible d'une configuration serveur Arma Reforger : un mauvais mappage de ports ou un pare-feu mal réglé empêche purement et simplement les joueurs de se connecter, même si le processus tourne correctement en local.
Ports à ouvrir
- bindPort / publicPort (UDP) : port principal du jeu, par défaut 2001
- a2s.port (UDP) : requêtes de statut utilisées par les navigateurs de serveurs
- rcon.port (TCP) : accès administration distante, à restreindre à une liste d'IP de confiance via rcon.whitelist
# Exemple d'ouverture de ports avec ufw sur une machine Linux
ufw allow 2001/udp
ufw allow 17777/udp
ufw allow 19999/tcp
ufw status
Bonnes pratiques de sécurisation
Change systématiquement le mot de passe RCON par défaut et limite son accès avec le champ whitelist du bloc rcon plutôt que de l'exposer à toutes les adresses. Garde battlEye activé en permanence, active les sauvegardes automatiques des fichiers de mission et de configuration, et surveille les logs operating après chaque mise à jour du jeu, car Bohemia modifie régulièrement la structure du config.json d'une version à l'autre.
Côté infrastructure, un anti-DDoS actif en amont du réseau absorbe les attaques volumétriques avant qu'elles n'atteignent le processus de jeu, ce qui évite les coupures brutales en pleine session. Associé à des sauvegardes régulières et à un panel de gestion type Pterodactyl pour éditer le config.json sans ligne de commande, l'ensemble forme une base stable pour une communauté active. Pour comparer les besoins matériels entre plusieurs titres militaires, la page Serveur Arma 3 détaille des réglages proches, utiles si ta communauté fait tourner les deux jeux en parallèle.
Pour approfondir d'autres aspects d'administration ou suivre les prochains guides de configuration, le Blog Fly-Serv regroupe des tutoriels similaires sur d'autres titres. La documentation communautaire officielle reste également une référence à consulter à chaque mise à jour majeure du jeu : Source.
Une configuration serveur Arma Reforger solide tient à peu de choses : un config.json propre, des mods à jour, des ports correctement ouverts et un mot de passe RCON robuste. En vérifiant chaque bloc méthodiquement et en surveillant les logs après chaque patch, tu limites drastiquement les déconnexions et les erreurs de démarrage.
FAQ
Pourquoi mon serveur refuse de démarrer après modification du config.json ?Vérifie d'abord la syntaxe JSON avec un validateur en ligne : une virgule ou une accolade manquante empêche le chargement complet du fichier. Consulte ensuite les logs operating qui précisent la ligne concernée.
Comment forcer la mise à jour d'un mod côté serveur ?Supprime le dossier de cache correspondant au mod dans le répertoire addons, puis relance le processus : le téléchargement de la dernière version se fait automatiquement au démarrage grâce au modId renseigné dans le config.json.
Faut-il absolument changer le mot de passe RCON par défaut ?Oui, systématiquement. Un mot de passe RCON faible ou laissé par défaut expose l'intégralité des commandes d'administration à distance, y compris le redémarrage ou la modification de la mission en cours.
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